Quand Paris murmure à l’oreille de La Havane, la nuit devient musique.

Avec Nuit parisienne à La Havane, Vincent Ségal et Roberto Fonseca signent une rencontre rare, intime et profondément habitée. Le violoncelle de Ségal, à la fois charnel et aérien, dialogue avec le piano de Fonseca, lumineux, rythmique, imprégné des pulsations cubaines. Deux voix singulières, deux mondes musicaux, réunis dans une conversation nocturne où le silence a autant d’importance que la note.

L’album se déploie comme une promenade entre les cultures : la rigueur élégante de l’écriture européenne croise la liberté, la chaleur et la syncope afro-cubaine. Le violoncelle chante, respire, parfois percussif ; le piano dessine des paysages, tantôt introspectifs, tantôt dansants. Rien n’est démonstratif. Tout est nuance, respiration, tension maîtrisée.

Enregistré avec une grande attention portée aux timbres et aux dynamiques, Nuit parisienne à La Havane est aussi un disque de matière et d’espace. Un album qui se savoure dans l’obscurité, à volume juste, laissant la musique s’installer, prendre possession de la pièce, et révéler toute la subtilité du dialogue entre cordes et touches.

Un voyage sensible, élégant et profondément humain — à la croisée du jazz, de la musique classique et des rythmes du monde.